Dans un mois, je reprends le boulot. Je suis prof et, en général, contente de l’être mais là, la perspective de retourner à l’école ne m’enchante guère. J’aime ces journées passées avec Timec, je prends le temps de me laisser vivre. Le 4 janvier, plus de ça, il va falloir se lever aux aurores pour habiller, nourrir (Timec tète encore facilement ½ heure) toute la famille (Enfin, jusqu’à maintenant, l’homme mange et s’habille seul !) pour partir dans le froid et le noir les déposer à la crèche avec la boule au ventre.

A côté de ça, je vais retrouver mes collègues (il y en a des chouettes quand même) et mes élèves. Je me sens parfois seule ici à parler à Timec qui me répond par des sourires ou à l’homme qui me répond par « hmm » tout en lisant son journal (puis je me rends compte qu’il n’a rien entendu).

J’ai décidé de ne plus penser à cette échéance parce que ce n’est pas parce que je vais m’en inquiéter à l’avance que ce sera moins difficile ou qu’elle disparaîtra. Loin de là.