Après mon épisode grippe, j'ai eu (et ce n'est pas encore fini) une lymphangite (ou mastite). Je me réveille samedi passé avec de la fièvre, des frissons, enfin je pensais au retour de la grippe sauf qu'en plus, j'avais hyper mal dans le sein et qu'il était tout rouge. Je reconnais le mal pour en avoir souffert lors de mon premier allaitement. J'applique donc les conseils qui m'avaient été donnés: douche chaude, vider le sein... Sauf que le soir, j'avais toujours 40 de fièvre, j'étais congelée au point de trembler comme une feuille dans le lit. Le lendemain, je décide donc d'aller à la maternité pour en avoir le coeur net. Je repars avec une ordonnance d'Aspégic. Trois jours plus tard, je souffre encore le martyre (je ne suis pourtant pas une douillette) et je retourne à la mat' où un autre gynéco me prescrit des antibiotiques en me disant que ça va aller! Je fouine sur internet, on me conseille d'allaiter dans toutes les positions possibles pour bien drainer le sein, on me vante les vertus de la feuille de chou, ... rien n'y fait, j'ai de plus en plus mal et les tétées deviennent des séances de torture? Je retourne donc une dernière fois à la mat', mon gynéco est de garde, je suis contente de le voir. Il me dit aussi que ça va passer, qu'il faut du temps. Là, je craque, ça fait deux semaines que j'ai de la fièvre, que j'ai mal, que j'ai l'impression que rien ne va (pour l'instant on a vraiment la poisse, dernier épisode en date, beau dérapage sur le chemin de la maternité, trois voitures évitées, un petit poteau écrabouillé et déjà 350€ dépensés pour réparer). Sur ce, il me console, me dit que si je veux il peut me donner les médicaments pour couper le lait mais qu'il sait que je ne veux pas arrêter et que je dois m'accrocher, que dans deux semaines, j'en rigolerai (j'espère vraiment!). Il arrive à me rendre le sourire, je repars donc avec mon sourire et une semaine d'arrêt-maladie en plus (j'essaie de ne pas penser au retard que j'accumule à l'école) et depuis hier, ça va mieux, j'ai moins mal, ce n'est pas encore la grande forme mais j'y travaille. Je vais d'ailleurs aller terminer ma nuit!